Belgian National Orchestra, Antony Hermus & Simone Lamsma
8 Fév.'26
- 15:00
Salle Henry Le Bœuf
Béla Bartók (1881-1945)
Concerto pour violon n° 2, Sz. 112, BB 117 (1938)
- Allegro non troppo
- Theme and Variations: Andante tranquillo
- Rondo: Allegro molto
Pause
Béla Bartók
Deux Images, op. 10, Sz. 46, BB 59 (1910)
- Virágzás (En pleine fleur)
- Falu tánca (Danse villageoise)
Le Mandarin merveilleux (suite pour orchestre), op. 19, Sz. 73, BB 82 (1928)
- Introduction
- Premier jeu de séduction
- Deuxième jeu de séduction
- Troisième jeu de séduction ; le Mandarin apparaît
- Danse de la Fille
- Poursuite – Les voyous bondissent
Fin prévue à 16:45
Avec le soutien des joueurs de la Loterie Nationale, du Tax Shelter du gouvernement fédéral belge via Casa Kafka Pictures et de l'Ambassade du Royaume des Pays-Bas en Belgique.
Bartók en trois visages
Il existe une longue tradition musicologique qui consiste à diviser la vie des compositeurs en trois périodes : la jeunesse, la maturité et la fin de vie. Ces étapes sont généralement définies à partir d’éléments biographiques, parfois associés à des évolutions marquées du langage musical. Si toute tentative de découpage reste forcément réductrice face à la continuité d’une existence, l’œuvre de Béla Bartók se prête néanmoins assez bien à une lecture en trois phases. Dans ce programme, chacune des œuvres choisies illustre un moment distinct de la riche trajectoire du compositeur hongrois.
Deux Images, op. 10
Béla Bartók compose son opus 10 à l’été 1910, à l’âge de 29 ans. La création de l’œuvre n’aura toutefois lieu que le 25 février 1913 à Budapest. Sur le plan stylistique, ces Deux Images révèlent un compositeur encore jeune mais déjà solidement affirmé. À cette époque, Bartók s’intéresse vivement aux courants musicaux contemporains, notamment à l’œuvre d’Arnold Schönberg et de Claude Debussy. L’influence de l’impressionnisme français est particulièrement perceptible dans le premier mouvement : harmonies tendues, couleurs sonores raffinées et lignes mélodiques chatoyantes évoquent Debussy, tandis que la construction des climax porte déjà la marque très personnelle de Bartók. Certains accords dissonants réapparaîtront presque à l’identique un an plus tard dans son opéra Le Château de Barbe-Bleue, constituant ainsi une véritable signature musicale.
Si le caractère hongrois demeure encore discret dans le premier mouvement, il s’affirme nettement dans le second. Les mélodies et les rythmes sont entièrement originaux, mais profondément imprégnés de la musique populaire que Bartók commence alors à collecter dans les campagnes, à analyser et à transcrire avec rigueur. L’étincelle de cet intérêt pour le folklore remonte à 1904, lorsqu’il entend une domestique originaire de Transylvanie chanter : fasciné par les particularités de cette musique, Bartók écrit peu après à sa sœur son désir de transformer les mélodies populaires en véritables œuvres d’art. Dans le second volet des Deux Images, il démontre déjà sa capacité à métamorphoser des thèmes d’inspiration folklorique en une œuvre symphonique ambitieuse, portée par un contrepoint subtil, une orchestration soignée et un sens aigu de l’équilibre formel.
Le Mandarin merveilleux, op. 19
Le Mandarin merveilleux compte sans doute parmi les partitions les plus saisissantes de Bartók. Que cette œuvre n’ait pas été pleinement reconnue de son vivant fut une grande déception pour le compositeur. Il s’agit du dernier des trois ouvrages qu’il écrivit pour la scène, après l’opéra Le Château de Barbe-Bleue et la pantomime à succès Le Prince de bois.
Cette musique concentre tout ce qui fait l’essence de Bartók : audace, modernité, écriture virtuose, enracinement dans l’âme hongroise et une rugosité expressive qui contraste fortement avec l’apparence réservée du compositeur. La statue qui lui est dédiée à Bruxelles, non loin du Mont des Arts, illustre bien ce paradoxe : une figure discrète, presque effacée, derrière laquelle se cache une musique d’une force implacable. Cette puissance s’affirme tout particulièrement dans les années 1920, que l’on peut considérer comme sa période de maturité. Bartók commence à esquisser Le Mandarin merveilleux dès 1918, inspiré par un texte de Melchior Lengyel mêlant désir, séduction, violence et criminalité.
La première représentation de la pantomime n’a lieu qu’en 1926, à Cologne, après plusieurs tentatives infructueuses ailleurs. Bartók doutait déjà que cette ville catholique et conservatrice soit le cadre approprié pour son œuvre, et la création confirma ses craintes : le public, choqué par le sujet jugé scandaleux, réagit violemment, allant jusqu’aux huées et aux altercations. Le bourgmestre fit interdire l’œuvre, qui ne fut plus reprise. Ce n’est qu’en 1946, après la mort du compositeur, que Le Mandarin merveilleux sera enfin présenté à Budapest.
Le livret de Lengyel situe l’action dans une grande ville animée (probablement Budapest, même si certains y voient une influence parisienne). Trois malfaiteurs y utilisent la jeune Mimi pour attirer des hommes qu’ils dépouillent. Après deux tentatives infructueuses, ils piègent un riche Mandarin chinois, obsédé par la jeune femme. Bien qu’attaqué, poignardé puis pendu, le Mandarin survit jusqu’à ce que Mimi se donne à lui, moment où il succombe enfin à ses blessures. Musicalement, Bartók déploie toute la puissance de l’orchestre : une évocation saisissante du tumulte urbain ouvre l’œuvre, les scènes de séduction sont portées par un solo de clarinette sensuel, et la poursuite finale prend la forme d’une fugue haletante.
Concerto pour violon n° 2
« Puisque l’œuvre s’adresse à la fois à la sensibilité et à l’intelligence, elle possède tous les atouts pour connaître un succès durable », écrivait le compositeur américain Henry Cowell en 1944 à propos du Deuxième Concerto pour violon de Bartók.
À l’aube de la Seconde Guerre mondiale, l’Europe de l’Est devient invivable pour Bartók. Peu avant son émigration vers les États-Unis en 1940, il compose ce concerto, que l’on peut clairement rattacher à sa période tardive. Cette phase de son œuvre se caractérise par une grande maturité et une inventivité remarquable dans les grandes formes. Bartók y développe des mélodies qui flirtent avec l’atonalité et la musique dodécaphonique, sans jamais adopter strictement les séries de douze sons à la manière de Schönberg. Il parvient au contraire à organiser des échelles issues du folklore de façon à créer un paysage sonore apparemment atonal, sur lequel il bâtit ce concerto singulier.
Malgré l’extrême virtuosité requise, la partie de violon dépasse largement la démonstration technique. Ancrée dans l’ADN folklorique de Bartók, elle privilégie l’expressivité et l’intensité émotionnelle à la simple prouesse. On y entend moins le virtuose académique que l’écho d’un violoniste tzigane dans un village hongrois. L’œuvre fut écrite pour le violoniste Zoltán Székely, très actif aux Pays-Bas. La création eut donc lieu au Concertgebouw d’Amsterdam. Székely devint ensuite premier violon solo de l’Orchestre du Concertgebouw, avant d’en être écarté en 1942 en raison de ses origines juives.
À la demande du soliste, Bartók adopta la forme classique du concerto en trois mouvements. Le deuxième est une série de variations, un procédé qu’il affectionnait particulièrement, n’aimant guère se répéter littéralement. Le dernier mouvement est quant à lui une variation sur un thème du premier, apportant une touche résolument personnelle à l’un des grands genres de la musique classique.
Klaas Coulembier
Découvrez-en plus sur la vie et l’œuvre de Bartók dans l’article Béla Bartók : une vie en 10 mouvements, et sur l’histoire derrière le Mandarin merveilleux.
Antony Hermus
direction musicale
Antony Hermus est chef d'orchestre principal du Belgian National Orchestra et premier chef d'orchestre invité du Noord Nederlands Orkest et de l’Opera North basé à Leeds, en Angleterre. Après avoir étudié le piano avec Jacques de Tiège et la direction d'orchestre avec Jac van Steen et George Fritzsch, il a commencé sa carrière au Theater Hagen, où il est rapidement passé de directeur de répétition à directeur musical. De 2009 à 2015, Antony Hermus a été directeur musical à Dessau, où il a notamment dirigé son premier cycle du Ring. Aujourd'hui, Antony Hermus dirige tous les grands orchestres néerlandais. Il est également très demandé en tant que chef d'orchestre invité en dehors des Pays-Bas. D'une part pour des productions d'opéra (Stuttgart, Strasbourg, Göteborg, Komische Oper Berlin, Opéra de Paris studio, Essen et le Nederlandse Reisopera), d'autre part pour des engagements en concert (Royal Philharmonic, BBC Scottish et Danish National Orchestra, l'Orchestre National de Lyon, Bamberg Symphony, Melbourne Symphony, Oregon Symphony). Antony Hermus est également professeur invité au Conservatoire d’Amsterdam et conseiller artistique du Nederlandse Nationaal Jeugdorkest.
Simone Lamsma
violon
Acclamée pour un jeu « brillant, raffiné, expressif et intense », la violoniste néerlandaise Simone Lamsma est reconnue comme l’une des personnalités les plus marquantes de la scène classique internationale. Sa musicalité profonde et son vaste répertoire lui ont valu l’estime du public, de la critique et de nombreux musiciens de renom.
Elle se produit régulièrement avec les plus grands orchestres du monde, parmi lesquels le New York Philharmonic, le Royal Concertgebouw Orchestra, le Chicago Symphony Orchestra, le London Symphony Orchestra, l’Orchestre Philharmonique de Radio France, les Wiener Symphoniker, le San Francisco Symphony, le BBC Symphony Orchestra, le Sydney Symphony Orchestra et le Belgian National Orchestra. Elle collabore avec des chefs majeurs tels que Jaap van Zweden, Antonio Pappano, Paavo Järvi, Yannick Nézet-Séguin, Gianandrea Noseda, Karina Canellakis ou Kent Nagano.
La saison 2025/26 marque de nombreux retours et débuts internationaux, ainsi que des récitals avec le pianiste Jonathan Fournel dans des salles prestigieuses comme le Concertgebouw d’Amsterdam et le Wigmore Hall. Très engagée dans la création contemporaine, elle a récemment créé des œuvres de Joey Roukens et Thomas Agerfeldt Olesen.
Sa discographie, saluée par la critique, comprend notamment des œuvres de Rautavaara, Chostakovitch, Gubaidulina, Mendelssohn, Janáček et Schumann. En 2019, elle a été nommée Fellow de la Royal Academy of Music de Londres. Simone Lamsma joue le Stradivarius « Aurora » de 1703.
Belgian National Orchestra
Fondé en 1936, le Belgian National Orchestra est en résidence permanente à Bozar. Depuis septembre 2022, l’orchestre est placé sous la direction du chef principal Antony Hermus ; Roberto González-Monjas en est le chef invité et Michael Schønwandt le chef associé. Le Belgian National Orchestra se produit aux côtés de solistes renommés tels que Hilary Hahn, Thomas Hampson, Leif Ove Andsnes, Víkingur Ólafsson, Sergey Khachatryan et Truls Mørk. Il s’intéresse à la nouvelle génération d’auditeurs et ne recule pas devant des projets novateurs tels que ses collaborations avec les artistes pop-rock Ozark Henry et Stromae ou plus récemment avec Zaho de Sagazan et le rappeur bruxellois Scylla. Le Belgian National Orchestra bénéficie du soutien des joueurs de la Loterie nationale et du Tax Shelter du gouvernement fédéral belge via Casa Kafka Pictures.
Konzertmeister
Misako Akama
Premiers violons
Samuel Nemtanu
Sarah Guiguet
Isabelle Chardon
Françoise Gilliquet
Maria-Elena Boila
Annija Endija Kolerta
Anastasia Filippochkina
Luis Greiner
Philip Handschoewerker
Akika Hayakawa
Keika Kawashima
Timur Kolesnikov
Louis Noël
Isabelle Rowland
Serge Stons
Deuxièmes violons
Filip Suys
Nathalie Lefin
Marie Danielle Turner
Mickael Bonnay
Paula Carmona Caminos
Sophie Demoulin
Isabelle Deschamps
Pierre Hanquin
Anouk Lapaire
Oscar Lerma Barrero
Sarah Orero
Jacqueline Preys
Ekaterina Philippovich
Ana Spanu
Alti
Martin Moriarty
Mihoko Kusama
Dmitri Ryabinin
Carlo Allegri
José Azevedo
Abraham Constantino Nogueras
Sophie Destivelle
Katelijne Onsia
Jorge Ramos
Marinela Serban
Silvia Tentori Montalto
Edouard Thise
Violoncelles
Dmitry Silvian
Célia Brunet
Lesya Demkovych
Elisabeth Lefebvre
Duarte Matos
Chris Morin
Lucia Otero
Harm Van Rheeden
Taras Zanchak
Contrebasses
Svetoslav Dimitriev
Robertino Mihai
Bruno Arteaga
Grecia Crehuet Ramos
Serghei Gorlenko
Vadzim Malneu
Miguel Meulders
Gergana Terziyska
Flûtes
Denis-Pierre Gustin
Laurence Dubar
Päivi Kauffmann
Hautbois
Arnaud Guittet
Irene Martin Sanchez
Bram Nolf
Clarinettes
Daniek Mourek
Lena La Mela
Vladimir Pavtchinsky
Bassons
Gordon Fantini
Ana Genet
Filip Neyens
Cors
Christina Mascher Turner
Bart Cypers
Joannes Van Duffel
Katrien Vintioen
Bernard Wasnaire
Trompettes
Leo Wouters
Andreu Vidal Siquier
Willem-Jan Hendricx
Ward Opsteyn
Trombones
Guido Liveyns
Pierre Duclos
Wim Matheeuwese
Tuba
Isaac Rodríguez Cotrofe
Timbales
Nico Schoeters
Percussions
Katia Godart
Philip De Jaeger
Koen Maes
Koen Plaetinck
Sander Vanderkloot
Harpe
Annie Lavoisier
Virginia Pestugia
Piano
Laurence Cornez
Célesta
Duarte Soares
SUN 22.02 – 15:00
Postcards from the Soul
FRI 27.02 – 20:00
A Taste of Injustice
SUN 8.03 – 19:00
SAT 21.03 – 20:00
A musical odyssey about uprooting and hope
Bozar Maecenas
Patrick Derom Gallery • Monsieur et Madame Bertrand Ferrier • Baron en Barones Marnix Galle-Sioen • Baron Xavier Hufkens • Monsieur et Madame Laurent Legein • Madame Heike Müller • Monsieur et Madame Dominique Peninon • Monsieur et Madame Antoine Winckler • Monsieur et Madame Bernard Woronoff • Chevalier Godefroid de Wouters d'Oplinter
Bozar Honorary Patrons
Comte Etienne Davignon • Madame Léo Goldschmidt
Bozar Patrons
Monsieur et Madame Charles Adriaenssen • Madame Marie-Louise Angenent • Comtesse Laurence d'Aramon • Monsieur Jean-François Bellis • Baron et Baronne Berghmans • De heer Stefaan Bettens • Monsieur Philippe Bioul • Mevrouw Roger Blanpain-Bruggeman • Madame Laurette Blondeel • Comte et Comtesse Boël • Monsieur et Madame Thierry Bouckaert • Monsieur Thierry Boutemy • Madame Anny Cailloux • Madame Valérie Cardon de Lichtbuer • Madame Catherine Carniaux • Monsieur Jim Cloos et Madame Véronique Arnault • Mevrouw Chris Cooleman • Monsieur et Madame Denis Dalibot • Madame Bernard Darty • De heer en mevrouw Philippe De Baere • Prince et Princesse de Chimay • De heer Frederic Depoortere en mevrouw Ingrid Rossi • Madame Louise Descamps • Madame Hélène Deslauriers • Monsieur Amand-Benoit D'Hondt • De heer Bernard Dubois • Madame Claudine Duvivier • Madame Dominique Eickhoff • Baron et Baronne William Frère • Baron et Baronne Pierre Gurdjian • De heer en mevrouw Philippe Haspeslagh - Van den Poel • Madame Susanne Hinrichs et Monsieur Peter Klein • Monsieur Jean-Pierre Hoa • Madame Bonno H. Hylkema • Madame Fernand Jacquet • Baron Edouard Janssen • Madame Elisabeth Jongen • Monsieur et Madame Jean-Louis Joris • Monsieur et Madame Adnan Kandiyoti • Monsieur Sander Kashiva • Monsieur Sam Kestens • Monsieur et Madame Klaus Körner • Monsieur Pierre Lebeau • Monsieur et Madame François Legein • Monsieur et Madame Charles-Henri Lehideux • Monsieur et Madame Philippe Le Hodey • Madame Gérald Leprince Jungbluth • Monsieur Xavier Letizia • Monsieur Bruno van Lierde • Madame Florence Lippens • Monsieur et Madame Clive Llewellyn • Monsieur et Madame Thierry Lorang • Madame Denise Louterman • Madame Olga Machiels-Osterrieth • De heer Peter Maenhout • Monsieur et Madame Alain Mallart • De heer en mevrouw Frederic Martens • Monsieur et Madame Dominique Mathieu-Defforey • De heer en mevrouw Frank Monstrey (urbion) • Madame Philippine de Montalembert • Madame Nelson • Monsieur Laurent Pampfer • Dr. Bram Peeters et Monsieur Lucas Van Molle • Madame Christine Perpette • Famille Philippson • Monsieur Gérard Philippson • Comte et Comtesse Antoine de Pracomtal • Monsieur Bernard Respaut • Madame Elisabetta Righini et Monsieur Craig Finch • Monsieur et Madame Michael Rosenthal • Monsieur et Madame Frédéric Samama • Monsieur et Madame Philippe Schöller • Monsieur et Madame Hans C. Schwab • Monsieur et Madame Tommaso Setari • Monsieur et Madame Olivier Solanet • Monsieur Eric Speeckaert • Monsieur Jean-Charles Speeckaert • Vicomte Philippe de Spoelberch et Madame Daphné Lippitt • Madame Anne-Véronique Stainier • Monsieur Didier Staquet et Madame Lidia Zabinski • De heer Karl Stas • Monsieur et Madame Philippe Stoclet • Monsieur Nikolaus Tacke et Madame Astrid Cuylits • De heer en mevrouw Coen Teulings • Monsieur et Madame Philippe Tournay • De heer en mevrouw Koen en Anouk Van Balen-Stulens • Monsieur et Madame Xavier Van Campenhout • De heer Marc Vandecandelaere • De heer Alexander Vandenbergen • Mevrouw Barbara Van Der Wee en de heer Paul Lievevrouw • Monsieur Michel Van Huffel • De heer Koen Van Loo • De heer en mevrouw Anton Van Rossum • De heer Johan Van Wassenhove • Monsieur et Madame Albert Wastiaux • Monsieur Luc Willame • Madame Danuta Zedzian • Monsieur et Madame Jacques Zucker
Bozar Circle
Monsieur Axel Böhlke et Madame Clara Huizink • Monsieur et Madame Paul De Groote • Monsieur Rodolphe Dulait • Madame Liliane Gam • Madame Valeria Onofrj • Sir Gabriel Smit Pergolizzi • De heer en mevrouw Remi en Evelyne Van Den Broeck• Monsieur Guillaume van Doorslaer et Madame Emily Defreyne
Et tous les Membres qui souhaitent rester anonymes.