Belgian National Orchestra, Hermus & Vondráček
12 June'26
- 20:00
Henry Le Boeuf Hall
Sergei Rachmaninov (1873-1943)
Concerto pour piano n° 2 en do mineur, op. 18 (1901)
- I. Moderato
- II. Adagio sostenuto – Più animato – Tempo I
- III. Allegro scherzando
Pause (20’)
Igor Stravinsky (1882-1971)
L'Oiseau de feu (version intégrale de 1910)
Introduction
Premier tableau
- Le Jardin Enchanté de Kachtcheï
- Apparition de l'Oiseau de feu, poursuivi par Ivan Tsarévitch
- Danse de l'Oiseau de feu
- Capture de l'Oiseau de feu par Ivan Tsarévitch
- Supplications de l'Oiseau de feu
- Apparition des treize princesses enchantées
- Jeu des princesses avec les pommes d'or
- Brusque apparition d'Ivan Tsarévitch
- Khorovode (Ronde) des princesses
- Lever du jour
- Ivan Tsarévitch pénètre dans le palais de Kachtcheï
- Carillon féerique, apparition des monstres-gardiens de Kachtcheï et capture d'Ivan Tsarévitch
- Arrivée de Kachtcheï l'Immortel
- Dialogue de Kachtcheï avec Ivan Tsarévitch
- Intercession des princesses
- Apparition de l'Oiseau de feu
- Danse de la suite de Kachtcheï, enchantée par l'Oiseau de feu
- Danse infernale de tous les sujets de Kachtcheï
- Berceuse (l'Oiseau de feu)
- Réveil de Kachtcheï
- Mort de Kachtcheï
- Profondes ténèbres
Second tableau
- Disparition du palais et des soltilèges de Kachtcheï, animation des chevaliers pétrifiés, allégresse générale
Fin prévue à 21:50
Avec le soutien des joueurs de la Loterie Nationale, du Tax Shelter du gouvernement fédéral belge via Casa Kafka Pictures.
Sergei Rachmaninov – Concerto pour piano n° 2 en do mineur, op. 18 (1901)
C’est avec le Concerto pour piano n° 2 que Rachmaninov surmonta le blocage qui le tourmentait depuis la création désastreuse de sa Symphonie n° 1 en 1897. Jeune compositeur ambitieux, il avait à cœur d’offrir un digne successeur à la Pathétique de Tchaïkovski. Mais les choses se dessinèrent autrement. Des compositeurs plus âgés, tels Rimski-Korsakov et Taneïev, nourrissaient des doutes quant à la partition. La médiocre exécution de la symphonie sous la direction de Glazounov scella son destin. L’implacable critique César Cui frappa sans pitié. Cet événement lui fut si traumatisant que le jeune compositeur commença à douter de son talent. Heureusement, peu après, il eut la chance de se former au métier de chef d’orchestre avec la compagnie d’opéra privée du magnat des chemins de fer Savva Mamontov. Là, Rachmaninov put apprendre le répertoire d’opéra et travailler avec le jeune chanteur prometteur Fédor Chaliapine. Ensemble, ils explorèrent les grands rôles du répertoire russe. Chaliapine deviendrait plus tard le plus grand défenseur de l’opéra russe à l’international. L’expérience avec Mamontov permit à Rachmaninov d’accéder au pupitre de chef d’orchestre du Théâtre Bolchoï ; elle suscita également son intérêt pour la composition d’opéra. Modeste Tchaïkovski, le frère du compositeur, avait prêt dans ses malles un livret sur l’histoire tragique de Paolo et Francesca tirée de La divine comédie de Dante. Au retour de Milan où Rachmaninov avait accompagné Chaliapine lors de son premier engagement à la Scala, il avait dans ses bagages un fragment de Francesca da Rimini et dans sa tête le projet d’un nouveau concerto.
Rachmaninov composa son Concerto pour piano n° 2 au cours de l’été et de l’automne 1900. Le premier mouvement lui prit plus de temps que les suivants. Rachmaninov joua les mouvements achevés lors d’un concert à Moscou le 2 décembre 1900. Le succès fut considérable et donna au compositeur la confiance nécessaire pour terminer le premier mouvement. La création de l’œuvre intégrale eut lieu le 27 octobre 1901 ; le succès fut immédiat et sans réserve. Ziloti la joua bientôt à Leipzig et à Londres.
Le début inhabituel du concerto est caractéristique de la manière ingénieuse dont Rachmaninov entrelace la partie de piano avec l’orchestre. Avec les fameux accords d’ouverture, le pianiste initie un mouvement qui culmine dans la radieuse combinaison d’une mélodie orchestrale et de riches figurations dans la partie de piano. Bien que le piano ne joue que l’accompagnement, le pianiste n’a aucun mal à maintenir les projecteurs braqués sur lui. Malgré le développement des mélodies, la construction du premier mouvement est remarquablement serrée et concentrée. Le statut particulier de ce concerto apparaît de façon peut-être plus évidente encore par le fait que la partie de piano retient l’attention alors qu’elle a à peine la chance de se faire entendre seule, sans l’orchestre.
D’après un texte de Francis Maes
Igor Stravinsky – L'oiseau de feu (version intégrale de 1910)
Le ballet L’oiseau de feu fut la première d’une longue série de collaborations innovantes entre le compositeur russe Igor Stravinsky (1862-1971) et Sergei Diaghilev, l’imprésario à la tête des célèbres Ballets Russes. Dans un premier temps, Diaghilev ne voyait en Stravinsky qu’une solution de secours : l’imprésario russe avait d’abord eu l’intention de s’associer à Anatoly Lyadov, mais ce dernier, dont la paresse était légendaire, ne termina jamais ce ballet (l’avait-t-il seulement commencé ?). Diaghilev tenta aussi sa chance avec quelques autres compositeurs mais en vain. En revanche, Stravinsky finalisa assez rapidement la musique durant l’hiver et le printemps 1909-1910. Lors de sa création à Paris le 25 juin 1910, la production de L’oiseau de feu rencontra d’emblée un succès éclatant, et les différentes suites compilées par Stravinsky en 1911, 1919 et 1945 n’ont cessé de jouir d’une immense popularité.
L’utilisation virtuose et inventive des couleurs orchestrales et des rythmes répétitifs proposée par Stravinsky emmena le public de l’époque dans un voyage sonore absolument inédit. L’alliance entre la musique, la chorégraphie innovante de Michel Fokine et les décors et costumes magnifiques d’Alexandre Golovine ont presque fait de L’oiseau de feu une « œuvre d’art totale » wagnérienne : une « Gesamtkunstwerk ». Tel était en effet le but recherché par Diaghilev : présenter une œuvre réunissant toutes les formes artistiques. Les critiques ne tarirent d’ailleurs pas d’éloges : Henri Ghéon déclara que l’œuvre était « le prodige d’équilibre le plus exquis que nous ayons jamais rêvé, entre les sons, les mouvements et les formes ».
L’histoire de L’oiseau de feu rassemble deux personnages du folklore slave qui n’avaient auparavant rien à voir l’un avec l’autre : l’oiseau de feu, un animal brillant, magique et prophétique venu d’une contrée étrangère, devenant pour celui qui l’attrape soit une malédiction soit une bénédiction, et Kochtcheï l’Immortel, un magicien malfaisant qui, parce que son âme était cachée dans un œuf, ne pouvait pas mourir. Le libretto du ballet est signé Alexandre Benois.
Durant une partie de chasse, le Prince Ivan pénètre par hasard dans le royaume du magicien maléfique Kochtcheï. Là, il attrape l’oiseau de feu et veut le tuer. L’oiseau le supplie de le laisser en vie et le Prince Ivan le laisse s’échapper. En guise de remerciement, il reçoit une plume lui permettant de faire appel à l’oiseau en cas d’urgence. Ensuite, le Prince Ivan rencontre treize princesses ensorcelées par Kochtcheï. Il tombe amoureux de l’une d’entre elles, Tsarevna. Le lendemain, il affronte le magicien maléfique. Lorsque ce dernier envoie contre lui ses disciples, le Prince Ivan se souvient de la plume de l’oiseau de feu. Grâce à elle, il lance les disciples du magicien dans une danse infernale. Épuisés, Kochtcheï et ses disciples tombent ensuite dans un sommeil profond. L’oiseau de feu guide le Prince Ivan vers une souche d’arbre dans laquelle est cachée un petit panier contenant un œuf. Dans celui-ci se trouve l’âme du magicien soi-disant immortel. Le Prince Ivan détruit l’œuf, tue ainsi Kochtcheï et brise, par la même occasion, tous ses maléfices.
Stravinsky déploie dans l’œuvre une orchestration d’une richesse exceptionnelle qui révèle déjà toute l’originalité de son langage. Dès l’introduction, les cordes graves, les bois mystérieux et les harmonies chromatiques installent une atmosphère nocturne et surnaturelle. L’apparition de l’Oiseau de feu donne lieu à une musique d’une grande virtuosité orchestrale : trilles, traits scintillants des bois, arpèges de harpe et éclats des cordes évoquent les mouvements insaisissables de la créature magique.
Tout au long du ballet, Stravinsky oppose les couleurs chatoyantes du monde fantastique à des épisodes plus lyriques et diatoniques associés au prince Ivan et aux princesses. Les danses des princesses séduisent par leurs mélodies simples et leurs timbres délicats, tandis que les interventions de Kochtcheï et de son entourage se distinguent par des harmonies plus audacieuses, des rythmes heurtés et une orchestration volontiers spectaculaire.
Point culminant de l’œuvre, la célèbre Danse infernale impressionne par son énergie rythmique irrésistible. Les cuivres éclatants, les percussions incisives et les accentuations imprévisibles créent une tension presque physique, annonçant déjà l’audace du Sacre du printemps. Ce déchaînement contraste avec la Berceuse, où un basson solo se détache sur un accompagnement délicatement voilé. Le ballet s’achève dans un finale majestueux : les enchantements sont levés, les prisonniers retrouvent leur liberté et une vaste progression orchestrale conduit à l’une des pages les plus triomphales de tout le répertoire symphonique du XXe siècle.
Archives Bozar
Saviez-vous que Sergei Rachmaninov s’était produit au Palais des Beaux-Arts à deux reprises ? Plongez dans les archives de Bozar et découvrez-en plus sur les passages de cet illustre compositeur à Bruxelles ainsi que sur les mœurs du public bruxellois des années 1930.
Antony Hermus
direction musicale
Antony Hermus est chef d'orchestre principal du Belgian National Orchestra et premier chef d'orchestre invité du Noord Nederlands Orkest et de l’Opera North basé à Leeds, en Angleterre. Après avoir étudié le piano avec Jacques de Tiège et la direction d'orchestre avec Jac van Steen et George Fritzsch, il a commencé sa carrière au Theater Hagen, où il est rapidement passé de directeur de répétition à directeur musical. De 2009 à 2015, Antony Hermus a été directeur musical à Dessau, où il a notamment dirigé son premier cycle du Ring. Aujourd'hui, Antony Hermus dirige tous les grands orchestres néerlandais. Il est également très demandé en tant que chef d'orchestre invité en dehors des Pays-Bas. D'une part pour des productions d'opéra (Stuttgart, Strasbourg, Göteborg, Komische Oper Berlin, Opéra de Paris studio, Essen et le Nederlandse Reisopera), d'autre part pour des engagements en concert (Royal Philharmonic, BBC Scottish et Danish National Orchestra, l'Orchestre National de Lyon, Bamberg Symphony, Melbourne Symphony, Oregon Symphony). Antony Hermus est également professeur invité au Conservatoire d’Amsterdam et conseiller artistique du Nederlandse Nationaal Jeugdorkest.
Lukáš Vondráček
piano
Lauréat incontesté du Grand Prix du Concours international Reine Élisabeth de Piano en 2016, Lukáš Vondráček mène depuis plus de vingt ans une carrière internationale qui l’a conduit sur les plus grandes scènes du monde. Il s’est produit avec des orchestres de tout premier plan tels que le Philadelphia Orchestra, le Boston Symphony Orchestra, le Cleveland Orchestra, le Chicago Symphony Orchestra, le Los Angeles Philharmonic, le Sydney Symphony Orchestra, le Tokyo Metropolitan Symphony Orchestra, le Czech Philharmonic, le Philharmonia Orchestra, le London Symphony Orchestra ou encore l’Oslo Philharmonic.
Il collabore régulièrement avec des chefs d’orchestre tels que Jakub Hrůša, Marin Alsop, Paavo Järvi, Gianandrea Noseda, Yannick Nézet-Séguin, Christoph Eschenbach, Klaus Mäkelä, Michael Tilson Thomas, Giancarlo Guerrero, Manfred Honeck, Xian Zhang, Pietari Inkinen, Vasily Petrenko et Stéphane Denève, parmi beaucoup d’autres.
En récital, il se produit dans des salles prestigieuses comme l’Elbphilharmonie de Hambourg, Flagey à Bruxelles, le Gewandhaus de Leipzig, le Wiener Konzerthaus ou encore le Concertgebouw d’Amsterdam, ainsi que dans de nombreux festivals internationaux, dont le Menuhin Festival Gstaad, l’Edinburgh International Festival, Chopin and his Europe, Le Piano Symphonique au KKL, PianoEspoo, le Festival de Printemps de Prague et le Lille Piano Festival.
La saison 2025/26 le verra notamment collaborer avec le Toronto Symphony Orchestra sous la direction d’Elim Chan, le Belgian National Orchestra avec Antony Hermus, le Brussels Philharmonic avec Kazushi Ono, le Polish National Radio Symphony Orchestra avec Marin Alsop et le West Australian Symphony Orchestra avec Asher Fisch, dans l’intégrale des concertos pour piano de Beethoven. Il se produira également avec le Malmö Opera Orchestra, le Slovenian RTVE Symphony Orchestra, le Romanian National Radio Orchestra et le Janáček Philharmonic. En récital, il fera notamment son retour au Zankel Hall de Carnegie Hall à New York.
Né en 1986, Lukáš Vondráček se produit en public dès l’âge de quatre ans. À quinze ans, il fait ses débuts avec le Czech Philharmonic Orchestra sous la direction de Vladimir Ashkenazy, suivis d’une tournée aux États-Unis en 2003. Sa musicalité naturelle, sa maîtrise technique et sa maturité artistique lui valent rapidement une reconnaissance internationale. Il est lauréat de nombreux concours prestigieux, dont les premiers prix des concours internationaux de Hilton Head, San Marino et UNISA à Pretoria, ainsi que le Raymond E. Buck Jury Discretionary Award au Concours international Van Cliburn en 2009.
Il obtient un Artist Diploma du New England Conservatory de Boston, où il étudie auprès de Hung-Kuan Chen, et en sort diplômé avec les honneurs en 2012.
Belgian National Orchestra
Fondé en 1936, le Belgian National Orchestra est en résidence permanente à Bozar. Depuis septembre 2022, l’orchestre est placé sous la direction du chef principal Antony Hermus ; Roberto González-Monjas en est le chef invité et Michael Schønwandt le chef associé. Le Belgian National Orchestra se produit aux côtés de solistes renommés tels que Hilary Hahn, Thomas Hampson, Leif Ove Andsnes, Víkingur Ólafsson, Sergey Khachatryan et Truls Mørk. Il s’intéresse à la nouvelle génération d’auditeurs et ne recule pas devant des projets novateurs tels que ses collaborations avec les artistes pop-rock Ozark Henry et Stromae ou plus récemment avec Zaho de Sagazan et le rappeur bruxellois Scylla. Le Belgian National Orchestra bénéficie du soutien des joueurs de la Loterie nationale et du Tax Shelter du gouvernement fédéral belge via Casa Kafka Pictures.
Konzertmeister
Misako Akama
Premiers violons
Lev Adamov
Isabelle Chardon
Sarah Guiguet
Maria-Elena Boila
Nicolas De Harven
Annija Endija Kolerta
Anastasia Filippochkina
Françoise Gilliquet
Luis Greiner
Philip Handschoewerker
Akika Hayakawa
Keika Kawashima
Timur Kolesnikov
Isabelle Rowland
Serge Stons
Deuxièmes violons
Ignacio Rodriguez
Martinez de Aguirre
Filip Suys
Nathalie Lefin
Marie Danielle Turner
Mickael Bonnay
Sophie Demoulin
Isabelle Deschamps
Pierre Hanquin
Anouk Lapaire
Oscar Lerma Barrero
Julien Olive
Sarah Orero
Ekaterina Philippovich
Ana Spanu
Alti
Regina Beukes
Mihoko Kusama
Dmitri Ryabinin
Carlo Allegri
José Azevedo
Frederik Camacho
Sophie Destivelle
Katelijne Onsia
Daniel Poncela Montalban
Alberto Saldana
Jorge Ramos
Edouard Thise
Violoncelles
Olsi Leka
Taras Zanchak
Sacha Avramchik
Cèlia Brunet
Solenne Beaudet
Lesya Demkovych
Corentin Faure
Uros Nastic
Lucia Otero
Harm Van Rheeden
Contrebasses
Ludo Joly
Svetoslav Dimitriev
Grecia Crehuet Ramos
Serghei Gorlenko
Mathias Heyman
Miguel Meulders
Robertino Mihai
Gergana Terziyska
Flûtes
Denis-Pierre Gustin
Jérémie Fèvre
Laurence Dubar
Gitte Bongaers (Orchestra Academy)
Hautbois
Arnaud Guittet
Irene Martin Sanchez
Bram Nolf
Ilona Ingels
Clarinettes
Julien Bénéteau
Lena La Mela
Yan Maratka
Elena Herrero
Bassons
Gordon Fantini
Bert Helsen
Filip Neyens
Rob Laethem
Cors
Anthony Devriendt
Katrien Vintioen
Bernard Wasnaire
Joannes Van Duffel
Trompettes
Leo Wouters
Andreu Vidal Siquier
Ward Opsteyn
Trombones
Guido Liveyns
Bruno De Busschere
Pierre Duclos
Tuba
Niels Lukessen
Timbales
Nico Schoeters
Percussions
Katia Godart
Stijn Schoofs
Jasmijn Vandecaetsbeek
Alejandro Rey Mendoza (Orchestra Academy)
Harpe
Annie Lavoisier
Roberta Brambilla
Eleonora Congliu
Celesta
Laurence Cornez
Piano
Marion Maurel
SUN 21.06 – 15:00
[SOLD OUT]
FRI 11.09 – 20:00
Mahler's Titan
FRI 18.09 –20:00
Oh To Believe In Another World
THU 24.09 – 19:00
Bozar Maecenas
Patrick Derom Gallery • Monsieur et Madame Bertrand Ferrier • Baron en Barones Marnix Galle-Sioen • Baron Xavier Hufkens • Monsieur et Madame Laurent Legein • Madame Heike Müller • Monsieur et Madame Dominique Peninon • Monsieur et Madame Antoine Winckler • Monsieur et Madame Bernard Woronoff • Chevalier Godefroid de Wouters d'Oplinter
Bozar Fine Art Circle Founding Members
Mr and Mrs Ravi Bhansali • De Heer en Mevrouw Dirk Cavens • Monsieur Simon Devolder • Baron Xavier Hufkens • Monsieur Charles Riva
Bozar Patrons
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