Solomon's Knot
10 Jan.'26
- 19:30
Henry Le Boeuf Hall
Georg Friedrich Händel (1685-1759)
Israel in Egypt, HWV 54 (1739)
- Deuxième partie
pause : 20'
- Troisième partie
durée : 110'
Des surtitres seront affichés pendant ce concert.
Israël en Égypte
1888 – 1833
Nous sommes le vendredi 29 juin 1888 au Crystal Palace à Londres. Le colonel George Gouraud utilise pour la première fois l’appareil d’enregistrement à cylindres de cire de Thomas Edison lors d’un concert. Au programme : l’oratorio Israël en Égypte de Georg Friedrich Haendel. Ce concert s’inscrit dans le cadre d’un festival triennal consacré à Haendel, un événement impressionnant au cours duquel l’oratorio de Haendel est interprété devant un public de plus de 23 000 auditeurs. Sir August Manns dirige un orchestre de 500 musiciens et un chœur de pas moins de 4 000 voix. Trois des cylindres utilisés par Gouraud ont traversé les âges et contiennent donc le plus ancien enregistrement de concert au monde. Le 2 décembre 1889, la voix et le jeu pianistique de Johannes Brahms furent également immortalisés à Vienne grâce aux cylindres d’Edison.
L’enregistrement réalisé par le représentant anglais d’Edison est de piètre qualité musicale en raison de l’équipement primitif, de l’acoustique du Crystal Palace et de la grande distance, étant donné que Gouraud se trouvait à environ 100 mètres des interprètes. Néanmoins, ces cylindres constituent un document historique important : il s’agit non seulement du premier enregistrement de concert, mais aussi d’un témoin de la grande popularité des oratorios de Haendel dans l’Angleterre victorienne tardive. Sur l’enregistrement, les solistes et l’orchestre sont à peine audibles, mais la grande masse des interprètes et les tempos lents et monumentaux sont bien perceptibles.
La vénération romantique de Haendel remonte d’ailleurs à un demi-siècle au moins. En 1833, Felix Mendelssohn-Bartholdy avait réalisé un arrangement de l’œuvre de Haendel avec des textes en allemand, puis, au cours des décennies suivantes, Robert Schumann et Franz Liszt en avaient également dirigé d’autres versions germanophones. Tous ces arrangements du XIXe siècle étaient basés sur la deuxième version en deux parties composée par Haendel après la première infructueuse de son oratorio, le 4 avril 1739.
1738
Après de nombreuses années passées à Londres, Haendel était devenu une valeur sûre dans le monde de l’opéra, et les productions d’opéras italiens de sa Royal Academy of Music connaissaient un grand succès. À partir de 1734, cependant, un concurrent dénommé Opera of the Nobility fit son apparition sur le marché. Conséquence : faute d’abonnés, le King’s Theatre dut annuler la saison d’opéra 1738-1739. Afin d’attirer un autre public, Haendel avait développé, depuis Esther (1732), un autre genre : l’oratorio sur des textes anglais. Deborah et Athalia furent suivis de deux autres oratorios, également sur des textes de l’Ancien Testament.
Haendel consacra de plus en plus de temps et d’énergie à ses oratorios. Sa motivation et son savoir-faire transparaissent dans le peu de temps qu’il lui fallut pour mettre Israël en Égypte sur papier : il composa l’œuvre en exactement un mois, entre le 1er octobre et le 1er novembre 1738. L’oratorio fut créé en avril 1739, trois mois après la première de son oratorio Saul. Le libretto fut probablement écrit par Charles Jennens, qui se chargea également du Messie en 1741. Jennens sélectionna exclusivement des textes bibliques tirés des livres de l’Exode et des Psaumes. La première partie pleure la mort de Joseph, fils de Jacob. Dans la deuxième partie, également intitulée Exode, nous entendons l’histoire des dix plaies d’Égypte, à la suite desquelles le peuple d’Israël est autorisé par le pharaon à quitter le pays. Le pharaon change ensuite d’avis et envoie son armée à la poursuite des Israélites, mais elle se noie lorsque les eaux de la mer Rouge, séparées par Moïse, se rejoignent. Le Chant de Moïse, la troisième partie de l’oratorio, célèbre enfin la libération d’Israël dans une série de chœurs jubilatoires. L’un des textes dit : « The Lord shall reign for ever and ever » (Le Seigneur régnera pour toujours et à jamais), des mots qui ne sont pas inconnus des amateurs du Messie.
La puissance dramatique du chœur
Même si Haendel conçut cet oratorio pour six solistes et orchestre, c’est incontestablement le chœur qui joue le rôle principal et en interprète les passages les plus émouvants. Plusieurs récitatifs en solo illustrent le déroulement de l’action. Les arias pour soprano, alto et ténor sont assez occasionnelles : une aria dans la deuxième partie, trois arias et trois duos dans la troisième partie. Malgré cela, la première représentation ne fut pas un succès. Pour une série de représentations ultérieures, Haendel supprima la première partie et ajouta plusieurs arias (italiennes !) afin de satisfaire le public.
Par ailleurs, Haendel appliqua des formules familières dans sa composition. Comme il en avait pris l’habitude à l’époque, il recycla plusieurs passages d’œuvres antérieures. Ceux qui connaissent bien la musique de Haendel remarqueront que l’ouverture, ou symphony, introduit l’oratorio de manière étonnamment sombre et silencieuse. Ceci est moins surprenant quand on sait que la musique est tirée de l’hymne funèbre The Ways of Zion Do Mourn, composé par Haendel en 1737 à la mort de la Reine Caroline. La partition fait également référence à des œuvres d’autres compositeurs, notamment une sérénade d’Alessandro Stradella, des œuvres de son ancien professeur à Halle, Friedrich Wilhelm Zachow, de Johann Caspar Kerll, de Jean-Philippe Rameau, et de compositeurs moins connus tels que Dionigi Erba, Francesco Antonio Urio et Nicolaus Adam Strungk.
Comme toujours, le choix musical de Haendel est entièrement fonction du texte et des exigences du livret : plaintif dans la première partie, dramatique dans la deuxième, triomphant dans la troisième. L’instrumentation suit la dramaturgie de l’œuvre. Alors que Haendel se limite dans la première partie à un chœur à quatre voix, deux hautbois, un basson et des cordes, il fait appel, dans la suite de l’œuvre, à un chœur à huit voix et élargit l’orchestre avec des trompettes, des trombones et des timbales.
C’est notamment dans l’évocation des fléaux qui frappent l’Égypte que le compositeur parvient à exprimer une puissance dramatique inhabituelle. Les contemporains de Haendel admiraient eux aussi ces passages. Dans le London Daily Post du 18 avril 1739, un critique anonyme éleva l’oratorio de Haendel au rang de chef-d’œuvre inégalé : « L’inimitable compositeur s’est ici surpassé, même par rapport à ses autres œuvres magistrales. »
Petites clés
- La symphony est particulièrement sobre, même pour Haendel. Elle est basée sur un hymne funèbre composé à l’occasion du décès de la reine d’Angleterre.
- Dans le premier air, Their Land Brought Forth Frogs (n° 5), les cordes imitent les bonds des amphibiens à l’aide de motifs rythmiques et d’une mélodie sautillante.
- Le dernier fléau est le pire : une fugue stricte (n° 9) évoque la mort de tous les fils aînés, marquée par des « coups du destin » dramatiques dans l’orchestre.
Pieter Mannaerts (traduit par Judith Hoorens)
Solomon’s Knot
Solomon’s Knot est un collectif international d’instrumentistes et de chanteurs de premier plan, qui donnent une nouvelle vie à la musique ancienne. Sans chef d’orchestre, ils chantent entièrement par cœur, intégrant une performance scénique innovante à une préparation musicale rigoureuse afin d’offrir à leur public une expérience intense et viscérale. Solomon’s Knot est l’Ensemble baroque en résidence à long terme du Wigmore Hall et s’est notamment produit aux BBC Proms, au Halle Handel Festival et au Bachfest de Leipzig. La collaboration est au cœur de l’éthique du groupe : il travaille avec des metteurs en scène, des artistes visuels, des ensembles, des compositeurs et des chorégraphes. Parmi ces collaborations figurent Tim Carroll, Federay Holmes, John La Bouchardière, Sven Werner et Mira Calix. Le dernier enregistrement de Solomon’s Knot, Bach Motets, est paru en 2023.
Zoë Brookshaw
soprano
La soprano Zoë Brookshaw a étudié la théologie au Trinity College de Cambridge, où elle était choriste boursière. Elle a fait ses débuts professionnels comme apprentie au sein du Monteverdi Choir, avant de s’imposer comme soliste internationale, reconnue pour son affinité avec le répertoire baroque. Artiste Rising Star of the Enlightenment avec l’Orchestra of the Age of Enlightenment pour la saison 2019–2021, elle s’est notamment illustrée dans la Passion selon saint Matthieu de Bach sous la direction de Sir John Eliot Gardiner, ainsi que dans le Dixit Dominus de Haendel au Concertgebouw d’Amsterdam avec le Collegium Vocale Gent. Sa discographie, en constante expansion, comprend de nombreux enregistrements salués par la critique.
Rebecca Lea
sopraan
Basée à Londres, Rebecca Lea mène une carrière riche et variée, se produisant au Royaume-Uni et à l’international avec certains des chefs et ensembles les plus passionnants d’aujourd’hui. En tant que soliste, elle s’est récemment produite notamment avec le BBC Symphony Orchestra et l’Academy of Ancient Music. Rebecca Lea est membre des BBC Singers ainsi que de l’ensemble vocal soliste I Fagiolini. Elle collabore également régulièrement avec l’ensemble vocal contemporain EXAUDI et avec The Tallis Scholars. Elle s’est produite dans de nombreuses salles et festivals prestigieux, parmi lesquels les BBC Proms, le Huddersfield Contemporary Music Festival, le Wigmore Hall et le Royal Albert Hall.
Kate Symonds-Joy
alto
Kate Symonds-Joy a étudié le chant à l'université de Cambridge et à la Royal Academy of Music, où elle a suivi le cours d'opéra. Artiste curieuse et engagée, elle a notamment parcouru à vélo la distance jusqu’au point habité le plus septentrional du Royaume-Uni pour interpréter King Harald’s Saga de Judith Weir dans le phare de Muckle Flugga, aux îles Shetland. Elle a également participé au Prison Choir Project, interprétant le rôle de Carmen aux côtés de chœurs de détenus dans les prisons de Dartmoor et de Wandsworth. Kate Symonds-Joy chante régulièrement comme membre permanent de Solomon’s Knot, avec lequel elle s’est produite notamment au Aldeburgh Festival, au Bachfest de Leipzig et aux BBC Proms. Parallèlement à sa carrière de chanteuse, elle enseigne aux choristes boursiers de Gonville & Caius College, de la Schola Cantorum et de Clare College à Cambridge.
William Shelton
alto
Interprète reconnu de la musique de Bach, qu’il chante cette saison 2025/2026 aux côtés des ensembles Pygmalion, Vox Luminis et Le Poème Harmonique, on l’entend également dans le Messie de Haendel avec le Danish Philharmonic Orchestra et Cadmus et Hermione de Lully avec les Talens lyriques. Artiste en résidence à la Chapelle Musicale Reine Élisabeth de 2021 à 2024, William Shelton y a reçu les conseils de Sophie Koch, José Van Dam, et Stéphane Degout; il a auparavant été membre de la première promotion de jeunes chanteurs à l’Académie Philippe Jaroussky, en 2017.
Thomas Herford
ténor
Basé au Royaume-Uni, le ténor Thomas Herford a débuté sa formation musicale comme choriste au New College d’Oxford. Il a poursuivi ses études au Trinity College de Cambridge puis à la Guildhall School of Music and Drama à Londres. Interprète d’un répertoire très varié, il se produit régulièrement en tournée au Royaume-Uni et à l’étranger. Membre fondateur de Solomon’s Knot, Thomas Herford a interprété avec cet ensemble les deux grandes Passions de Bach ainsi que de nombreux autres chefs-d’œuvre du répertoire baroque. Il participe à l’ensemble des enregistrements du collectif à ce jour. En dehors de Solomon’s Knot, son activité de soliste l’a conduit à se produire notamment avec le London Symphony Orchestra, le Philharmonia et les English Baroque Soloists. Parallèlement, il mène une carrière soutenue de chanteur d’ensemble : il est membre du Monteverdi Choir depuis 2016, sous la direction de Sir John Eliot Gardiner, et entretient des collaborations étroites avec plusieurs ensembles de premier plan, en particulier I Fagiolini, dont il est membre depuis 2008.
David de Winter
ténor
Le ténor a été choriste à la cathédrale de Westminster avant d’étudier la musique à l’Université de Durham, puis le chant à la Royal Academy of Music. Son répertoire s’étend sur plus de neuf siècles, du XIᵉ siècle à la création contemporaine. En tant que soliste, il se produit régulièrement au Royaume-Uni, en Europe et en Asie, et participe à de nombreuses diffusions radiophoniques et télévisées à travers la BBC et en Europe. Parmi ses engagements récents figurent la Passion selon saint Jean de Bach avec l’Orchestra of the Age of Enlightenment, ainsi que ses débuts au Concertgebouw d’Amsterdam dans la Passion selon saint Matthieu de Bach.
Jonathan Sells
basse et directeur artistique
Jonathan Sells est chanteur de concert et d’opéra de renommée internationale, ainsi que directeur artistique et chef d’orchestre. Il est le directeur artistique fondateur de Solomon’s Knot et dirige le Monteverdi Choir, qu’il conduit régulièrement en collaboration avec les English Baroque Soloists. Jonathan Sells s’est produit dans certaines des salles les plus prestigieuses au monde, parmi lesquelles le Sydney Opera House, le Royal Albert Hall, le Lincoln Center et le Carnegie Hall, sous la direction de chefs tels que William Christie, John Eliot Gardiner et Ton Koopman. Ses engagements sur les scènes lyriques comprennent notamment le Teatro Real de Madrid, le Glyndebourne Festival Opera et l’Opéra de Zurich. En tant que soliste, il a participé à plus de vingt enregistrements commerciaux.
Alex Ashworth
basse
Alex Ashworth est chanteur de concert, basé au Royaume-Uni. Son répertoire s’étend de Berg à Monteverdi, avec une attention particulière pour Bach et Haendel. Son activité de soliste l’a conduit dans de nombreuses grandes salles de concert à travers le monde, parmi lesquelles le Royal Albert Hall, le Carnegie Hall, l’Elbphilharmonie de Hambourg, la Philharmonie de Paris, la Philharmonie de Berlin, ainsi qu’un Globe de Shakespeare reconstruit entièrement en glace en Laponie suédoise. Alex Ashworth collabore régulièrement, depuis de nombreuses années, avec John Eliot Gardiner et participe à ses enregistrements consacrés à Bach, Berlioz, Schütz, Mendelssohn et Stravinsky. Il est également membre fondateur du collectif baroque Solomon’s Knot. Parallèlement à sa carrière de chanteur, il est professeur de chant à la Royal Academy of Music à Londres.
soprano
Zoë Brookshaw
Rebecca Lea
alto
Kate Symonds-Joy
William Shelton
ténor
Thomas Herford
David de Winter
basse
Jonathan Sells (directeur artistique)
Alex Ashworth
premier violon
George Clifford (Konzertmeister)
Gabi Jones
second violon
Rachel Stroud
Will McGahon
alto
Joanne Miller
violoncelle
Sarah McMahon
contrebasse
Jan Zahourek
hautbois
Daniel Lanthier
Robert de Bree
basson
Inga Maria Klaucke
Ester van der Veen
trompette
Fruzsi Hara
Thom Hewitt
trombone
Emily White
Claire McIntyre
Adam Crighton
timpani
Ben Fullbrook
clavecin, orgue
James Johnstone
Bozar Maecenas
Patrick Derom Gallery • Monsieur et Madame Bertrand Ferrier • Baron en Barones Marnix Galle-Sioen • Baron Xavier Hufkens • Monsieur et Madame Laurent Legein • Madame Heike Müller • Monsieur et Madame Dominique Peninon • Monsieur et Madame Antoine Winckler • Monsieur et Madame Bernard Woronoff • Chevalier Godefroid de Wouters d'Oplinter
Bozar Honorary Patrons
Comte Etienne Davignon • Madame Léo Goldschmidt
Bozar Patrons
Monsieur et Madame Charles Adriaenssen • Madame Marie-Louise Angenent • Comtesse Laurence d'Aramon • Monsieur Jean-François Bellis • Baron et Baronne Berghmans • De heer Stefaan Bettens • Monsieur Philippe Bioul • Mevrouw Roger Blanpain-Bruggeman • Madame Laurette Blondeel • Comte et Comtesse Boël • Monsieur et Madame Thierry Bouckaert • Monsieur Thierry Boutemy • Madame Anny Cailloux • Madame Valérie Cardon de Lichtbuer • Madame Catherine Carniaux • Monsieur Jim Cloos et Madame Véronique Arnault • Mevrouw Chris Cooleman • Monsieur et Madame Denis Dalibot • Madame Bernard Darty • Monsieur Jimmy Davignon • De heer en mevrouw Philippe De Baere • Prince et Princesse de Chimay • De heer Frederic Depoortere en mevrouw Ingrid Rossi • Madame Louise Descamps • Madame Hélène Deslauriers • Monsieur Amand-Benoit D'Hondt • De heer Bernard Dubois • Mevrouw Sylvie Dubois • Madame Claudine Duvivier • Madame Dominique Eickhoff • Baron et Baronne William Frère • De heer Frederick Gordts • Baron et Baronne Pierre Gurdjian • De heer en mevrouw Philippe Haspeslagh - Van den Poel • Madame Susanne Hinrichs et Monsieur Peter Klein • Monsieur Jean-Pierre Hoa • Madame Bonno H. Hylkema • Madame Fernand Jacquet • Baron Edouard Janssen • Madame Elisabeth Jongen • Monsieur et Madame Jean-Louis Joris • Monsieur et Madame Adnan Kandiyoti • Monsieur Sander Kashiva • Monsieur Sam Kestens • Monsieur et Madame Klaus Körner • Madame Marleen Lammerant • Monsieur Pierre Lebeau • Monsieur et Madame François Legein • Monsieur et Madame Charles-Henri Lehideux • Monsieur et Madame le Hodey • Madame Gérald Leprince Jungbluth • Monsieur Xavier Letizia • Monsieur Bruno van Lierde • Madame Florence Lippens • Monsieur et Madame Clive Llewellyn • Monsieur et Madame Thierry Lorang • Madame Denise Louterman • Madame Olga Machiels-Osterrieth • De heer Peter Maenhout • De heer en mevrouw Frederic Martens • Monsieur Yves-Loïc Martin • Monsieur et Madame Dominique Mathieu-Defforey • De heer en mevrouw Frank Monstrey (urbion) • Madame Philippine de Montalembert • Madame Nelson • Monsieur Laurent Pampfer • Dr. Bram Peeters et Monsieur Lucas Van Molle • Madame Christine Perpette • Philippson • Monsieur Gérard Philippson • Comte et Comtesse Antoine de Pracomtal • Monsieur Bernard Respaut • Madame Fabienne Richard • Madame Elisabetta Righini et Monsieur Craig Finch • Monsieur et Madame Michael Rosenthal • Monsieur et Madame Frédéric Samama • Monsieur et Madame Philippe Schöller • Monsieur et Madame Hans C. Schwab • Monsieur et Madame Tommaso Setari • Monsieur et Madame Olivier Solanet • Monsieur Eric Speeckaert • Monsieur Jean-Charles Speeckaert • Vicomte Philippe de Spoelberch et Madame Daphné Lippitt • Madame Anne-Véronique Stainier • Monsieur Didier Staquet et Madame Lidia Zabinski • De heer Karl Stas • Monsieur et Madame Philippe Stoclet • Monsieur Nikolaus Tacke et Madame Astrid Cuylits • De heer en mevrouw Coen Teulings • Monsieur et Madame Philippe Tournay • De heer en mevrouw Koen en Anouk Van Balen-Stulens • Monsieur et Madame Xavier Van Campenhout • De heer Marc Vandecandelaere • De heer Alexander Vandenbergen • Mevrouw Barbara Van Der Wee en de heer Paul Lievevrouw • Monsieur Michel Van Huffel • De heer Koen Van Loo • De heer en mevrouw Anton Van Rossum • De heer Johan Van Wassenhove • Monsieur et Madame Michel Wajs-Goldschmidt • Monsieur et Madame Albert Wastiaux • Monsieur Luc Willame • Madame Danuta Zedzian • Monsieur et Madame Jacques Zucker
Bozar Circle
Monsieur et Madame Paul De Groote • Mevrouw Greet Puttaert • De heer Stefaan Sonck Thiebaut • De heer en mevrouw Remi en Evelyne Van Den Broeck
Bozar Young Circle
Monsieur Axel Böhlke et Madame Clara Huizink • Monsieur Rodolphe Dulait • Madame Ana Fota • De heer Koen Muyle • De heer Sander Muyle • Madame Valeria Onofrj • Sir Gabriel Smit Pergolizzi • Monsieur Guillaume van Doorslaer et Madame Emily Defreyne
Et nos Membres qui souhaitent rester anonymes.