Belgian National Orchestra, Ollikainen & Tamestit
22 Feb.'26
- 15:00
Henry Le Boeuf Hall
Hector Berlioz (1803-1869)
Harold en Italie, op. 16, H 68 (1834)
- Harold aux montagnes : scènes de mélancolie, de bonheur et de joie
- Marche des pèlerins chantant la prière du soir
- Sérénade d'un montagnard des Abruzzes à sa maîtresse
- Orgie de brigands. Souvenirs des scènes précédentes
Pause
Pyotr Ilyich Tchaikovsky (1840-1893)
Symphonie n° 6 en si mineur « Pathétique », op. 74 (1893)
- Adagio - Allegro non troppo
- Allegro con grazia
- Allegro molto vivace
- Finale - Adagio lamentoso
Fin prévue à 17:00
Avec le soutien des joueurs de la Loterie Nationale, du Tax Shelter du gouvernement fédéral belge via Casa Kafka Pictures.
Pathos dans le romantisme : lumière française, ombres russes
Chez les Anciens, le pathos désignait la force de l’émotion, perçue comme un élément essentiel de l’éthique et de l’art : joie, tristesse, colère, compassion ou peur influencent profondément nos actions. Aristote soulignait déjà que la rhétorique s’adresse directement aux émotions, même si la raison doit rester un guide. Les Stoïciens, en revanche, se méfiaient des passions incontrôlables, prônant une a-patheia imperturbable.
On est loin de cette retenue dans la musique romantique. Tout au long du XIXᵉ siècle, l’idée de pathos y trouve un immense écho. Il est presque trop tentant de le rappeler : à près d’un siècle d’écart, la Sonate pour piano, opus 13 de Beethoven (1798) et la Sixième Symphonie, opus 74 de Tchaikovsky (1893) portent toutes deux le surnom Pathétique. Mais ce label n’a rien d’indispensable : Berlioz et nombre de ses contemporains ont exploré les abîmes de l’émotion humaine, traduisant tempêtes intérieures et élans extatiques pour toucher le cœur et l’imaginaire de l’auditeur.
Hector Berlioz - Harold en Italie
Deux œuvres majeures de Berlioz (1803–1869) n’auraient jamais vu le jour sans l’intervention de Niccolò Paganini (1782–1840). Le 22 décembre 1833, après un concert où Berlioz dirigeait l’ouverture Le Roi Lear et la Symphonie fantastique, Paganini vint le féliciter et lui commanda un nouveau morceau : une œuvre concertante pour alto solo, destinée à un alto Stradivarius qu’il venait d’acquérir (le fameux modèle « Paganini-Mendelssohn » de 1731).
Berlioz composa l’œuvre en 1834, mais Paganini, découvrant les esquisses, sembla déçu : la partition ne mettait pas assez l’alto en valeur. Il ne la joua d’ailleurs jamais. L’œuvre devint finalement une « symphonie avec alto principal » : Harold en Italie.
Le programme s’inspire librement du quatrième chant du Pèlerinage de Childe Harold de Lord Byron. L’alto incarne Harold, alter ego poétique du héros byronien. Dans ses Mémoires, Berlioz décrit le soliste comme « un rêveur mélancolique à la manière du Childe Harold de Byron », même si aucune citation directe du poème n’apparaît dans la musique.
La création eut lieu le 23 novembre 1834, avec l’altiste Chrétien Urhan et le chef d’orchestre Narcisse Girard. Le résultat insatisfaisant convainquit Berlioz de diriger lui-même sa musique par la suite. Mais Harold en Italie eut une conséquence inattendue : le 16 décembre 1838, Paganini entendit l’œuvre au Conservatoire de Paris. Ému, il s’agenouilla publiquement devant Berlioz, puis lui envoya un chèque de 20 000 francs. Grâce à ce geste extraordinaire, Berlioz put régler ses dettes et se consacrer entièrement à Roméo et Juliette, sa « symphonie dramatique » achevée en 1839, sans devoir écrire une seule critique musicale cette année-là.
Pyotr Ilyich Tchaikovsky - Symphonie n° 6 en si mineur « Pathétique »
Tout comme le surnom de la Sonate pour piano de Beethoven (proposé par son éditeur Joseph Eder), le sous-titre de la Sixième de Tchaikovsky ne vient pas du compositeur, mais de son frère Modeste. En russe, Patetitcheskaya ne signifie pas « pathétique » au sens de « pitoyable », mais « chargé d’émotion » ou « plein de passion ». Et la symphonie ne manque ni d’intensité ni de drame. Dès les premières mesures, un murmure grave (joué par les bassons et les contrebasses) s’élève pour culminer en une vaste explosion orchestrale.
Le deuxième mouvement est célèbre pour sa mesure à cinq temps (5/4). Malgré cette unité rythmique irrégulière, Tchaikovsky composa une musique souple et élégante en insérant régulièrement une note longue dans la partie à trois temps (3/4), créant un effet de pause ou de « respiration » dans la mélodie. Même si la mesure à cinq temps ne s'est jamais vraiment imposée, la valse à cinq temps était moins rare qu’on pourrait le penser à la fin du XIXᵉ siècle, et a même été à la mode pendant plusieurs décennies. Tchaikovsky lui-même en écrivit une dans ses 18 Pièces pour piano, op. 72 (la n° 16).
Les lettres adressées à son neveu Vladimir Davidov, à qui l’œuvre est dédiée, retracent assez fidèlement la genèse de la Sixième symphonie. Elles montrent à quel point Tchaikovsky se sentait inspiré, bouclant assez rapidement la composition. Il était particulièrement fier du dernier mouvement qui, contrairement à l’éclat triomphal du Scherzo, s’évanouit dans un silence déchirant.
La Sixième fut la dernière œuvre de Tchaikovsky. Mal accueillie lors de la création, elle connut un succès croissant dès la seconde exécution. Deux raisons alimentent le mythe qui entoure encore cette symphonie : la mort du compositeur peu après la première, probablement due au choléra (la thèse du suicide lié à son homosexualité relève de la pure spéculation), ainsi que le programme supposé de l’œuvre, auquel Tchaikovsky fait allusion dans ses lettres, mais dont le contenu exact restera à jamais un mystère.
Pieter Mannaerts
Eva Ollikainen
direction musicale
Avec son langage corporel élégant et expressif, sa présence scénique naturelle et sa musicalité contagieuse, Eva Ollikainen est l'une des cheffes d'orchestre les plus remarquées de notre époque. Depuis 2020, elle est cheffe principale et directrice artistique de l'Orchestre symphonique d'Islande. Auparavant, elle était cheffe principale du Nordic Chamber Orchestra.
La saison 2025/26 marque les débuts d’Ollikainen avec le Münchner Philharmoniker, le WDR Sinfonieorchester, le Rundfunk-Sinfonieorchester Berlin, l’Oslo Philharmonic Orchestra, le Netherlands Philharmonic Orchestra, le Toronto Symphony Orchestra ainsi que le NHK Symphony Orchestra, entre autres. Elle fait également son retour aux BBC Proms avec le BBC Symphony Orchestra, l’Orchestre Philharmonique d’Helsinki, le Swedish Radio Symphony Orchestra, le Belgian National Orchestra et le SWR Symphonieorchester. En mars, elle dirigera l’Iceland Symphony Orchestra lors de sa tournée européenne.
Parmi les temps forts des dernières saisons figurent des débuts et des invitations auprès de l’Orchestre National de France, du Tonhalle-Orchester Zürich, des Wiener Symphoniker, du Deutsches Symphonie-Orchester Berlin, du Royal Stockholm Philharmonic, du Los Angeles Philharmonic, du Baltimore Symphony, du BBC Symphony Orchestra et du BBC Philharmonic. À l’opéra, Ollikainen a dirigé au Staatsoper Berlin, au Semperoper Dresden, au Royal Danish Opera, au Kungliga Operan Stockholm, à l’Finnish National Opera ainsi qu’au Gothenburg Opera.
Curieuse de la musique contemporaine, Eva Ollikainen a interprété un large éventail de répertoires avec l'Orchestre symphonique d'Islande et est bien connue pour défendre la musique de la compositrice islandaise Anna Thorvaldsdottir, avec qui Ollikainen entretient un partenariat artistique étroit et a réalisé plusieurs premières et albums salués par la critique.
Ancienne élève de Leif Segerstam et Jorma Panula à l'Académie Sibelius, Eva Ollikainen a remporté le concours de direction Jorma Panula à l'âge de 21 ans. Aujourd'hui, le soutien aux jeunes musiciens lui tient particulièrement à cœur. Elle enseigne régulièrement à l'Académie Sibelius et dirige des masterclasses au Fiskars Summer Festival, au Nordisk Dirigentforum ainsi que dans des institutions telles que le Peabody Institute et la Royal Danish Academy of Music. Elle a fondé l'Académie de direction de l'Orchestre symphonique d'Islande en 2021.
Antoine Tamestit
alto
Antoine Tamestit s'impose comme une voix unique dans le monde de la musique classique, redéfinissant ce que signifie être altiste au XXIe siècle. Tamestit a captivé le public et les critiques, apportant une perspective nouvelle tant aux chefs-d'œuvre bien-aimés qu'aux œuvres contemporaines. Son art unique, marqué par une sensibilité incomparable et une connexion profonde avec son instrument, le place parmi les musiciens les plus distingués de notre époque.
Tamestit ouvre la saison 2025/26 au Tanglewood Music Festival et retrouve ensuite le London Symphony Orchestra, le Chicago Symphony Orchestra, le Royal Concertgebouw Orchestra, le Cleveland Orchestra, le Gewandhausorchester Leipzig ainsi que l’Orchestre de la Suisse Romande. Parmi les autres temps forts figurent ses débuts avec la Filarmonica della Scala et l’Israel Philharmonic Orchestra ; des résidences de musique de chambre au LSO St Luke's ainsi que la création finlandaise du Concerto pour alto de John Williams avec l’Helsinki Philharmonic Orchestra.
Au cours des saisons récentes, Antoine a joué avec des orchestres tels que le Berliner Philharmoniker, le New York Philharmonic, le Wiener Symhoniker, le London Symphony Orchestra, l'Orchestre de Paris et le Royal Concertgebouw Orchestra. Il se produit régulièrement avec des chefs d'orchestre majeurs, tels que Sir John Eliot Gardiner, Daniel Harding, Paavo Järvi, Klaus Mäkelä, Yannick Nézet-Séguin, Sir Antonio Pappano, Kirill Petrenko, Sir Simon Rattle, François-Xavier Roth, Christian Thielemann et Jaap van Zweden.
Parmi les œuvres les plus importantes créées par Antoine Tamestit figurent le Concerto pour alto de Jörg Widmann, La Nuit des Chants de Thierry Escaich, le Concerto pour deux altos de Bruno Mantovani avec Tabea Zimmermann, ainsi que Sakura de Gérard Tamestit et Remnants of Songs and Weariness Heals Wounds d'Olga Neuwirth.
Il a également été membre fondateur du Trio Zimmermann avec Frank Peter Zimmermann et Christian Poltera. Passionné de musique de chambre, Antoine se produit régulièrement avec Martin Fröst, Yo-Yo Ma, Emmanuel Pahud, Yuja Wang et le Quatuor Ébène.
Éducateur passionné, Antoine Tamestit a été directeur de la programmation du Viola Space Festival au Japon. Il a également été professeur à la Musikhochschule de Cologne, au Conservatoire de Paris, et enseigne désormais dans des masterclasses à la Kronberg Academy et dans le monde entier.
La discographie acclamée d'Antoine est disponible sur de nombreux labels, comme les Sonates pour alto et piano de Johannes Brahms avec Cédric Tiberghien et un album de Telemann avec l'Akademie für Alte Musik Berlin sur Harmonia Mundi. Plus récemment, il a enregistré la Viola Saga nouvellement écrite par Joe Hisaishi avec Deutsche Grammophon.
Né à Paris, Tamestit a étudié avec Jean Sulem, Jesse Levine et Tabea Zimmermann. Après avoir remporté plusieurs premiers prix lors de concours au début de sa carrière, il a reçu le prestigieux prix triennal Hindemith de la ville de Hanau en 2022 en reconnaissance de sa contribution au paysage contemporain de la musique classique.
Antoine Tamestit joue sur le tout premier alto fabriqué par Antonio Stradivari en 1672, généreusement prêté par la Habisreutinger Foundation.
Belgian National Orchestra
Fondé en 1936, le Belgian National Orchestra est en résidence permanente à Bozar. Depuis septembre 2022, l’orchestre est placé sous la direction du chef principal Antony Hermus ; Roberto González-Monjas en est le chef invité et Michael Schønwandt le chef associé. Le Belgian National Orchestra se produit aux côtés de solistes renommés tels que Hilary Hahn, Thomas Hampson, Leif Ove Andsnes, Víkingur Ólafsson, Sergey Khachatryan et Truls Mørk. Il s’intéresse à la nouvelle génération d’auditeurs et ne recule pas devant des projets novateurs tels que ses collaborations avec les artistes pop-rock Ozark Henry et Stromae ou plus récemment avec Zaho de Sagazan et le rappeur bruxellois Scylla. Le Belgian National Orchestra bénéficie du soutien des joueurs de la Loterie nationale et du Tax Shelter du gouvernement fédéral belge via Casa Kafka Pictures.
Konzertmeister
Kristie Su
Premiers violons
Lev Adamov
Sarah Guiguet
Isabelle Chardon
Maria-Elena Boila
Nicolas De Harven
Annija Endija Kolerta
Anastasia Filippochkina
Françoise Gilliquet
Philip Handschoewerker
Akika Hayakawa
Keika Kawashima
Timur Kolesnikov
Ariane Plumerel
Isabelle Rowland
Serge Stons
Deuxièmes violons
Filip Suys
Nathalie Lefin
Marie Danielle Turner
Marianna Asrieva
Mickael Bonnay
Sophie Demoulin
Isabelle Deschamps
Pierre Hanquin
Anouk Lapaire
Oscar Lerma Barrero
Sarah Orero
Jacqueline Preys
Ekaterina Philippovich
Ana Spanu
Alti
Monika Mlynarzec
Mihoko Kusama
Dmitri Ryabinin
José Azevedo
Frederik Camacho
Sophie Destivelle
Katelijne Onsia
Daniel Poncela Montalban
Jorge Ramos
Silvia Tentori Montalto
Edouard Thise
Violoncelles
Dmitry Silvian
Harm Van Rheeden
Taras Zanchak
Célia Brunet
Lesya Demkovych
Corentin Faure
Duarte Matos
Uros Nastic
Lucia Otero
Nicolas Vicene Antolin (Orchestra Academy)
Contrebasses
Svetoslav Dimitriev
Ludo Joly
Serghei Gorlenko
Robertino Mihai
Grecia Crehuet Ramos
Miguel Meulders
Jens Similox
Gergana Terziyska
Flûtes
Denis-Pierre Gustin
Laurence Dubar
Päivi Kauffmann
Hautbois
Arnaud Guittet
Bram Nolf
Clarinettes
Julien Bénéteau
Vladimir Pavtchinsky
Bassons
Bert Helsen
Filip Neyens
Davy Callens
Maximilien Lamouris
Cors
Anthony Devriendt
Bart Cypers
Joannes Van Duffel
Katrien Vintioen
Bernard Wasnaire
Trompettes
Leo Wouters
Andreu Vidal Siquier
Ward Opsteyn
Taro Roncalés (Orchestra Academy)
Trombones
Bruno De Busschere
Pierre Duclos
Wim Matheeuwese
Tuba
Niels Lukessen
Timbales
Nico Schoeters
Percussions
Katia Godart
Koen Maes
Sander Vanderkloot
Harpe
Annie Lavoisier
FRI 27.02 – 20:00
A Taste of Injustice
SUN 8.03 – 19:00
SAT 21.03 – 20:00
A musical odyssey about uprooting and hope
FRI 27.03 – 20:00
Brewaeys Festival
Bozar Maecenas
Patrick Derom Gallery • Monsieur et Madame Bertrand Ferrier • Baron en Barones Marnix Galle-Sioen • Baron Xavier Hufkens • Monsieur et Madame Laurent Legein • Madame Heike Müller • Monsieur et Madame Dominique Peninon • Monsieur et Madame Antoine Winckler • Monsieur et Madame Bernard Woronoff • Chevalier Godefroid de Wouters d'Oplinter
Bozar Honorary Patrons
Comte Etienne Davignon • Madame Léo Goldschmidt
Bozar Patrons
Monsieur et Madame Charles Adriaenssen • Madame Marie-Louise Angenent • Comtesse Laurence d'Aramon • Monsieur Jean-François Bellis • Baron et Baronne Berghmans • De heer Stefaan Bettens • Monsieur Philippe Bioul • Mevrouw Roger Blanpain-Bruggeman • Madame Laurette Blondeel • Comte et Comtesse Boël • Monsieur et Madame Thierry Bouckaert • Monsieur Thierry Boutemy • Madame Anny Cailloux • Madame Valérie Cardon de Lichtbuer • Madame Catherine Carniaux • Monsieur Jim Cloos et Madame Véronique Arnault • Mevrouw Chris Cooleman • Monsieur et Madame Denis Dalibot • Madame Bernard Darty • De heer en mevrouw Philippe De Baere • Prince et Princesse de Chimay • De heer Frederic Depoortere en mevrouw Ingrid Rossi • Madame Louise Descamps • Madame Hélène Deslauriers • Monsieur Amand-Benoit D'Hondt • De heer Bernard Dubois • Madame Claudine Duvivier • Madame Dominique Eickhoff • Baron et Baronne William Frère • Baron et Baronne Pierre Gurdjian • De heer en mevrouw Philippe Haspeslagh - Van den Poel • Madame Susanne Hinrichs et Monsieur Peter Klein • Monsieur Jean-Pierre Hoa • Madame Bonno H. Hylkema • Madame Fernand Jacquet • Baron Edouard Janssen • Madame Elisabeth Jongen • Monsieur et Madame Jean-Louis Joris • Monsieur et Madame Adnan Kandiyoti • Monsieur Sander Kashiva • Monsieur Sam Kestens • Monsieur et Madame Klaus Körner • Monsieur Pierre Lebeau • Monsieur et Madame François Legein • Monsieur et Madame Charles-Henri Lehideux • Monsieur et Madame Philippe Le Hodey • Madame Gérald Leprince Jungbluth • Monsieur Xavier Letizia • Monsieur Bruno van Lierde • Madame Florence Lippens • Monsieur et Madame Clive Llewellyn • Monsieur et Madame Thierry Lorang • Madame Denise Louterman • Madame Olga Machiels-Osterrieth • De heer Peter Maenhout • Monsieur et Madame Alain Mallart • De heer en mevrouw Frederic Martens • Monsieur et Madame Dominique Mathieu-Defforey • De heer en mevrouw Frank Monstrey (urbion) • Madame Philippine de Montalembert • Madame Nelson • Monsieur Laurent Pampfer • Dr. Bram Peeters et Monsieur Lucas Van Molle • Madame Christine Perpette • Famille Philippson • Monsieur Gérard Philippson • Comte et Comtesse Antoine de Pracomtal • Monsieur Bernard Respaut • Madame Elisabetta Righini et Monsieur Craig Finch • Monsieur et Madame Michael Rosenthal • Monsieur et Madame Frédéric Samama • Monsieur et Madame Philippe Schöller • Monsieur et Madame Hans C. Schwab • Monsieur et Madame Tommaso Setari • Monsieur et Madame Olivier Solanet • Monsieur Eric Speeckaert • Monsieur Jean-Charles Speeckaert • Vicomte Philippe de Spoelberch et Madame Daphné Lippitt • Madame Anne-Véronique Stainier • Monsieur Didier Staquet et Madame Lidia Zabinski • De heer Karl Stas • Monsieur et Madame Philippe Stoclet • Monsieur Nikolaus Tacke et Madame Astrid Cuylits • De heer en mevrouw Coen Teulings • Monsieur et Madame Philippe Tournay • De heer en mevrouw Koen en Anouk Van Balen-Stulens • Monsieur et Madame Xavier Van Campenhout • De heer Marc Vandecandelaere • De heer Alexander Vandenbergen • Mevrouw Barbara Van Der Wee en de heer Paul Lievevrouw • Monsieur Michel Van Huffel • De heer Koen Van Loo • De heer en mevrouw Anton Van Rossum • De heer Johan Van Wassenhove • Monsieur et Madame Albert Wastiaux • Monsieur Luc Willame • Madame Danuta Zedzian • Monsieur et Madame Jacques Zucker
Bozar Circle
Monsieur Axel Böhlke et Madame Clara Huizink • Monsieur et Madame Paul De Groote • Monsieur Rodolphe Dulait • Madame Liliane Gam • Madame Valeria Onofrj • Sir Gabriel Smit Pergolizzi • De heer en mevrouw Remi en Evelyne Van Den Broeck• Monsieur Guillaume van Doorslaer et Madame Emily Defreyne
Et nos Membres qui souhaitent rester anonymes