Belgian National Orchestra, Aadland & Gatto - William Kentridge
18 Sept.'26
- 20:00
Henry Le Boeuf Hall
Pēteris Vasks (°1946)
Distant Light (1996-97)
Pause
Dimitri Sjostakovitsj · Dmitri Chostakovitch (1906-1975)
Symphonie n° 10 en mi mineur, op. 93 (1951-53)
- Moderato
- Allegro
- Allegretto
- Andante - Allegro
William Kentridge
Projection du film Oh To Believe In Another World (2022)
Durée : ca. 120 minutes
De la nostalgie teintée d’une pointe de tragédie
Le Letton Pēteris Vasks composa le concerto pour violon Distant Light en 1996-1997 à la demande de Gidon Kremer. Ce n’est qu’en lisant le livre de ce dernier, Childhood Fragments, qu’il se rendit compte qu’ils avaient fréquenté la même école. « Mais ce n’est qu’à travers la musique que nous nous sommes vraiment rencontrés. Distant Light est une œuvre empreinte de nostalgie, avec une touche tragique. On y trouve des souvenirs d’enfance, mais aussi les étoiles scintillant à des millions d’années-lumière. » D’un point de vue stylistique, les premières mesures situent Vasks exactement là où se trouvent ses origines géographiques : entre Pärt et Lutosławski. La partie de violon se déploie lentement sur un doux tapis de cordes, tantôt diatonique, tantôt organisé en clusters, gagnant progressivement en assurance. Les cordes s’effacent ensuite derrière la première des trois cadences, puis les basses entonnent un magnifique chant plaintif tandis que le soliste s’élève, extatique, au-dessus d’elles. Un passage de danse pétillant, aux accents folkloriques, apporte un changement d’atmosphère et de tempo qui est brusquement réduit au silence par la deuxième cadence. La troisième cadence, avec quelques sonorités délibérément dissonantes, déclenche un « chaos aléatoire ». Enfin, une valse plutôt décomplexée le fait taire et une longue coda ramène doucement la musique au calme.
Dix d’affilée
Un demi-siècle et bien des sinuosités séparent la composition de la Symphonie n° 1, op. 10 (1923) de la création, en 1972, de l’ultime Quinzième Symphonie, op. 141. À l’innovation juvénile dont fit preuve Chostakovitch dans cet opus 10 auront succédé deux fresques révolutionnaires alors que pâlissaient déjà les espérances de la première décennie : la Deuxième Symphonie « dédiée à Octobre » (1927) et la Troisième Symphonie « Premier Mai » (1929). La Symphonie n° 4 (1936), monumentale et wagnérienne, voulait ouvrir une voie nouvelle, malgré la doctrine du réalisme socialiste lancée deux ans auparavant par Jdanov et Gorki. Mais les condamnations successives de son opéra Lady Macbeth du district de Mtsensk et du ballet Le Clair Ruisseau incitèrent Chostakovitch à retirer son œuvre à la veille de la création. Dix-huit mois plus tard, le Parti saluait la Cinquième Symphonie (1937) comme le modèle exemplaire de la nouvelle symphonie soviétique. Après une Sixième Symphonie en 1939, la guerre donna une nouvelle légitimité aux accents héroïques et collectifs que célébra la Septième Symphonie « Leningrad » en 1942 puis la Huitième Symphonie, chef-d’œuvre à la mémoire des victimes de la guerre plus que cri de victoire. De même, la Neuvième Symphonie, de coupe classique, insouciante et ironique, ignora le triomphalisme ambiant. En 1948, humilié par les condamnations pour « formalisme », démis de ses charges d’enseignement pour « incompétence », touché par l’antisémitisme stalinien, Chostakovitch renonça au genre de la symphonie pour se réfugier dans des compositions qui resteront cachées durant de nombreuses années. Ce n’est qu’à la mort de Staline, en 1953, que Chostakovitch retourna vers la grande forme orchestrale avec cette partition forte et grave qu’est la Dixième Symphonie.
L'intensité imaginative de Chostakovitch
Sans pour autant s’inspirer d’un programme littéraire, cette nouvelle symphonie atteint une rare intensité émotionnelle. Le premier mouvement, Moderato, est formé de trois thèmes différents, dont le premier joue le rôle de thème principal. L’emploi immuable de sonorités sombres confère à cette musique une expression pessimiste et accablante – il s’agit de l’un des exemples les plus typiques du tragique qui allait désormais prendre une importance croissante dans la musique de Chostakovitch. Les thèmes longuement énoncés et la tension qui monte durant tout le développement jusqu’au point culminant final forment, comme dans la Huitième Symphonie, la somme des expériences antérieures en matière de composition. L’ample premier mouvement de plus de vingt minutes cède la place au plus bref scherzo jamais écrit par Chostakovitch (4 minutes !). Celui-ci repose sur des rythmes fantastiques évoquant quelque peu Le Mandarin merveilleux de Bartók. À quelques minimes exceptions près, le compositeur utilise ici tout l’appareil orchestral dans une dynamique fortissimo. L’harmonie et les déplacements rythmiques originaux, l’orchestration synthétique et la vitalité inhabituelle créent une atmosphère fascinante et extrêmement intéressante. Par son atmosphère, le troisième mouvement se rattache au premier, ne serait-ce qu’en raison de la reprise du thème initial du Moderato ; peut-être est-il simplement plus resserré et distinct. Le climat pessimiste ne cède que dans l’Allegro du finale, une musique enjouée, simple et pleine d’humour, dont la thématique se rattache manifestement à la musique symphonique classique russe, et surtout à celle de Borodine. Ce finale optimiste se rapproche par son caractère de la Neuvième Symphonie de Chostakovitch, et semble constituer en quelque sorte la résolution de tous les conflits des mouvements antérieurs. L’événement que constitua l’écriture de cette Dixième Symphonie, après ce silence de plusieurs années, donna lieu à une création triomphale, assurée par Evgeni Mravinsky et l’Orchestre Philharmonique de Leningrad (Saint-Pétersbourg).
d’après Frans Lemaire et Krzysztof Meyer
William Kentridge
Comment, en dépit de tout, continuer à croire en un autre monde ? C’est la question posée par William Kentridge dans son film inspiré par la Dixième Symphonie de Dimitri Chostakovitch. Celle-ci nous transporte au cœur des premières décennies de l’Union soviétique, de l’espoir d’un avenir meilleur après la révolution de 1917 à la terreur aveugle sous Staline. Chostakovitch était contraint de naviguer entre la soif de renouveau de l’avant-garde et la menace de la censure. Dans la Dixième Symphonie, créée peu après la mort de Staline, on entend le compositeur reprendre son souffle.
William Kentridge privilégie le collage afin d’assembler des fragments en un nouvel ensemble. Découper et coller : c’était une stratégie chère à l’avant-garde historique. Costumes, masques, danseuses et danseurs s’imbriquent pour former des créatures hybrides. Les marionnettes (Lénine, Trotski et Staline, mais aussi le poète Maïakovski, Chostakovitch et l’actrice Brik) se mettent littéralement à danser. Kentridge les a filmées dans son atelier devant un écran vert.
Le film accompagne la symphonie : musique et image se répondent au-delà du simple rôle de bande sonore ou de décor. Inspiré par la relation complexe du compositeur avec l’Union soviétique, le film se déroule dans un « musée soviétique » en carton, construit dans l’espace de travail de l’artiste. Une caméra miniature y traverse des scènes sous forme de collage, suggérant que l’histoire elle-même pourrait être perçue comme tel.
William Kentridge est notre premier Grand Invité. Chaque saison, nous invitons un artiste à contribuer à l’élaboration du programme : à travers une exposition, mais aussi en collaborant avec une nouvelle génération d’artistes. Dans le cas de Kentridge, il s’agit du Centre for the Less Good Idea, un lieu de création à Johannesburg qui place le processus créatif au centre de ses préoccupations.
Découvrez ici le programme complet autour de William Kentridge et The Centre for the Less Good Idea.
Belgian National Orchestra
Fondé en 1936, le Belgian National Orchestra est en résidence permanente à Bozar. L’Orchestre se produit aux côtés de solistes renommés tels que Hilary Hahn, Thomas Hampson, Leif Ove Andsnes, Víkingur Ólafsson, Sergey Khachatryan et Truls Mørk. Il s’intéresse à la nouvelle génération d’auditeurs et ne recule pas devant des projets novateurs tels que ses collaborations avec les artistes pop-rock Ozark Henry et Stromae ou plus récemment avec Zaho de Sagazan et le rappeur bruxellois Scylla. Le BNO bénéficie du soutien des joueurs de la Loterie nationale et du Tax Shelter du gouvernement fédéral belge via Casa Kafka Pictures.
Eivind Aadland
direction musicale
Eivind Aadland est l’un des chefs d’orchestre norvégiens les plus reconnus. Réputé pour ses interprétations du répertoire classique et romantique, il conjugue rigueur historique, sensibilité musicale et regard contemporain. Depuis 2020, il est chef principal et directeur artistique du Tasmanian Symphony Orchestra, en Australie. Il entretient également des relations privilégiées avec de nombreux orchestres internationaux et défend activement la musique norvégienne. Passionné d’art contemporain, il développe des projets mêlant musique et arts visuels. En 2026-27, il rejoint le Belgian National Orchestra en tant qu’Artistic Partner et prendra la direction de plusieurs concerts cette saison.
Lorenzo Gatto
violon
Né à Bruxelles en 1986, Lorenzo Gatto s’est fait remarquer sur la scène internationale en remportant le deuxième prix du Concours Reine Élisabeth en 2009. Formé au Conservatoire royal de Bruxelles auprès de Véronique Bogaerts et Dirk Van de Moortel, il se produit depuis dans les plus grandes salles, notamment au Concertgebouw d’Amsterdam et à Bozar, où il a été artiste en résidence. Parmi ses projets récents figure l’album Ravel. Piano & Chamber Music, paru en 2025 avec Julien Libeer et Bruno Philippe. Il poursuit également son travail avec Karavan, l’ensemble qu’il a fondé et dont il assure la direction artistique.
William Kentridge
regie
Né à Johannesburg en 1955, William Kentridge est l’un des artistes contemporains les plus reconnus au monde. Dessinateur, cinéaste et metteur en scène, il développe une œuvre à la croisée des arts visuels, du théâtre, de la musique et de l’opéra. Ses créations, nourries de politique, de littérature, d’histoire et de science, jouent avec les notions de mémoire, de pouvoir et d’incertitude. Ses œuvres ont été présentées dans les plus grandes institutions internationales et dans les grands festivals, notamment la Biennale de Venise et Documenta. Il a également signé de nombreuses productions lyriques, dont The Nose, Lulu et Wozzeck. En 2019, il reçoit le Praemium Imperiale.
premier chef invité
Michael Schønwandt
artistic partners
Eivind Aadland
Matthew Halls
chef lauréat
Antony Hermus
Konzertmeister
Misako Akama
premiers violons
Sophie Causanschi**
Isabelle Chardon*
Sarah Guiguet*
Maria Elena Boila
Nicolas De Harven
Françoise Gilliquet
Philip Handschoewerker
Akika Hayakawa
Keika Kawashima
Annija Kolerta
Ariane Plumerel
Serge Stons
deuxièmes violons
Filip Suys**
Nathalie Lefin*
Marie-Danielle Turner*
Michael Bonnay
Sophie Demoulin
Isabelle Deschamps
Pierre Hanquin
Anouk Lapaire
Ekaterina Philippovich
Jacqueline Preys
Ana Spanu
alti
Born Lau**
Mihoko Kusama* D
mitri Ryabinin*
José Azevedo
Sophie Destivelle
Katelijne Onsia
Marinela Serban
Silvia Tentori Montalto
Edouard Thise
violoncelles
Olsi Leka**
Dmitry Silvian**
Lesya Demkovych
Philippe Lefin
Uros Nastic
Harm Van Rheeden
Taras Zanchak
contrebasses
Robertino Mihai**
Svetoslav Dimitriev*
Serghei Gorlenko*
Ludo Joly*
Miguel Meulders
Gergana Terziyska
flûtes
Denis-Pierre Gustin**
Laurence Dubar*
Jérémie Fèvre*
hautbois
Dimitri Baeteman**
Arnaud Guittet**
Irene Martin Sanchez*
Bram Nolf*
clarinettes
Julien Bénéteau**
Yan Mařatka**
Lena La Mela*
bassons
Gordon Fantini**
Bert Helsen*
Rob Laethem*
Filip Neyens*
cors
Anthony Devriendt**
Bart Cypers*
Joannes Van Duffel*
Katrien Vintioen*
Bernard Wasnaire*
trompettes
Leo Wouters**
Andreu Vidal Siquier**
Ward Opsteyn*
Davy Taccogna*
trombones
Guido Liveyns**
Bruno De Busschere**
Pierre Duclos*
Wim Matheeuwese*
tuba
NN
timbales
Nico Schoeters**
percussion
Katia Godart*
harpe
Annie Lavoisier**
**Chef de pupitre 1er soliste
*Soliste
production déléguée
THE OFFICE performing arts + film
montage
Janus Fouché · Žana Marović
conception des costumes et des marionnettes
Greta Goiris
décors et maquettes
Sabine Theunissen
cinématographie
Duško Marović, SASC
contrôle vidéo
Kim Gunning
initiation de projet
Numa Bischof Ullmann
performers
Thulani Chauke, Andrea Fabi, Teresa Phuti Mojela, Luc De Wit & Phuphuma Love Minus
responsable de production
Boyd Design (Brendon Boyd)
directeur technique
Matthew Deinhart
fabricants de costumes et de marionnettes
Emmanuelle Erhart · Judith Stokart
assistant au montage
Joshua Trappler
assistant compositing
Octavia Sonyane
artiste compositing
Mushroom Media · Jannes Hendrikz · Novak Miler · Sarah Kwan
supervision VFX
Luaan Hong
caméra supplémentaire
Chris - Waldo de Wet · Jacques van der Merwe
assistant directeur de la chorale
Nhlanhla Mahlangu
William Kentridge Studio
direction
Anne McIlleron
administration
Linda Leibowitz
coordination
Natalie Dembo
production
Taryn Buccellato
assistants modélistes
Damon Garstang · Claire Zinn
assistant marionettiste
Diego Sillands
assistants d’atelier
Chloe Noto · Joey Netshiambo · Joy Woolcott · Nomonde Qhina · Thandi Mzizi · Travis Macdougall
Les œuvres théâtrales de William Kentridge sont réalisées grâce au soutien financier du Kentridge Creation Fund. Nous tenons à remercier Brenda R. Potter pour son soutien visionnaire dans le cadre de cette initiative.
Bozar Maecenas
Patrick Derom Gallery • Monsieur et Madame Bertrand Ferrier • Baron en Barones Marnix Galle-Sioen • Baron Xavier Hufkens • Monsieur et Madame Laurent Legein • Madame Heike Müller • Monsieur et Madame Dominique Peninon • Monsieur et Madame Antoine Winckler • Monsieur et Madame Bernard Woronoff • Chevalier Godefroid de Wouters d'Oplinter
Bozar Fine Art Circle Founding Members
Mr and Mrs Ravi Bhansali • Monsieur Hubert Bonnet (Fondation CAB) • De heer en Mevrouw Dirk Cavens • De heer Simon Devolder • Monsieur Eric Everard • Madame Anne Gangsted • Baron Xavier Hufkens • Monsieur Augustin Lippens • Monsieur Michel Moortgat • Madame Lucy Jane Pereira • Monsieur Charles Riva
Bozar Patrons
Monsieur et Madame Charles Adriaenssen • Madame Joséphine d’Ansembourg • Monsieur Werner d’Ansembourg • Comtesse Laurence d'Aramon • Art By Goralska S.à.r.l. • Monsieur Jean-François Bellis • Docteur Amine Benyakoub • Baron et Baronne Berghmans • De heer Stefaan Bettens • Monsieur Philippe Bioul • Mevrouw Roger Blanpain-Bruggeman • Madame Laurette Blondeel • Comte et Comtesse Boël • Monsieur et Madame Thierry Bouckaert • Monsieur Thierry Boutemy • Comte et Comtesse Emmenuel de Briey • Ecuyer Maximilien du Bus de Warnaffe • Madame Marion Bywater • Madame Anny Cailloux • Madame Valérie Cardon de Lichtbuer • Madame Catherine Carniaux • Madame Paloma Castro Martinez de Tejada • Prince et Princesse de Chimay • Monsieur Jim Cloos et Madame Véronique Arnault • Mevrouw Chris Cooleman • Monsieur Emile Culot • Madame Marguerite Culot • Monsieur et Madame Denis Dalibot • Madame Bernard Darty • De heer en mevrouw Philippe De Baere • Madame Louise Descamps • Madame Hélène Deslauriers • Monsieur Amand-Benoit D'Hondt • De heer Bernard Dubois • Mevrouw Sylvie Dubois • Madame Claudine Duvivier • Madame Barbara Eggers • Madame Dominique Eickhoff • Baron et Baronne William Frère • Monsieur François Gérard et Madame Jessica Parser • Baron et Baronne Pierre Gurdjian • De heer en mevrouw Philippe Haspeslagh - Van den Poel • Madame Susanne Hinrichs et Monsieur Peter Klein • Monsieur Jean-Pierre Hoa • Madame Bonno H. Hylkema • Madame Fernand Jacquet • Baron Edouard Janssen • Madame Elisabeth Jongen • Monsieur et Madame Jean-Louis Joris • Monsieur et Madame Adnan Kandiyoti • Monsieur Sander Kashiva • Monsieur Sam Kestens • Monsieur et Madame Klaus Körner • Madame Marleen Lammerant • Monsieur Pierre Lebeau • Monsieur et Madame François Legein • Monsieur et Madame Charles-Henri Lehideux • Monsieur et Madame Philippe le Hodey • Madame Gérald Leprince Jungbluth • Monsieur Xavier Letizia • Monsieur Bruno van Lierde • Madame Florence Lippens • Monsieur et Madame Clive Llewellyn • Monsieur et Madame Thierry Lorang • Madame Denise Louterman • Madame Valeria Onofrj • Madame Olga Machiels-Osterrieth • De heer Peter Maenhout • Monsieur et Madame Alain Mallart • De heer en mevrouw Frederic Martens • Monsieur et Madame Dominique Mathieu-Defforey • De heer en mevrouw Frank Monstrey (urbion) • Madame Philippine de Montalembert • Madame Nelson • Dr. Bram Peeters et Monsieur Lucas Van Molle • Famille Philippson • Monsieur Gérard Philippson • Comte et Comtesse Antoine de Pracomtal • Monsieur Bernard Respaut • De heer en mevrouw Guy en Martine Reyniers • Madame Elisabetta Righini et Monsieur Craig Finch • Monsieur et Madame Michael Rosenthal • Monsieur et Madame Frédéric Samama • Monsieur et Madame Philippe Schöller • Monsieur et Madame Olivier Solanet • Monsieur Eric Speeckaert • Monsieur Jean-Charles Speeckaert • Madame Apolline de Spoelberch • Monsieur Guillaume de Spoelberch • Monsieur Paul de Spoelberch • Vicomte Philippe de Spoelberch et Madame Daphné Lippitt • Madame Anne-Véronique Stainier • Monsieur Didier Staquet et Madame Lidia Zabinski • De heer Karl Stas • Mevrouw Caroline Steyaert • Monsieur et Madame Philippe Stoclet • Monsieur Nikolaus Tacke et Madame Astrid Cuylits • De heer en mevrouw Coen Teulings • Monsieur et Madame Philippe Tournay • Dr. Philippe Uytterhaegen • Monsieur et Madame Xavier Van Campenhout • De heer Marc Vandecandelaere • De heer Alexander Vandenbergen • Mevrouw Barbara Van Der Wee en de heer Paul Lievevrouw • Monsieur Michel Van Huffel • De heer Koen Van Loo • De heer en mevrouw Anton Van Rossum • De heer Johan Van Wassenhove • Monsieur et Madame Albert Wastiaux • Madame Nathalie Waucquez • Monsieur et Madame Jacques Zucker
Bozar Circle
Monsieur Axel Böhlke et Madame Clara Huizink • Monsieur et Madame Paul De Groote • Monsieur Rodolphe Dulait • Madame Liliane Gam • Mevrouw Natasja Peeters • De heer en mevrouw Remi en Evelyne Van Den Broeck • Monsieur Guillaume van Doorslaer et Madame Emily Defreyne
Et tous nos Membres qui souhaitent rester anonymes.